[HISTOIRE HALLOWEEN 1] Balais ou baguette?

[HISTOIRE HALLOWEEN 1] Balais ou baguette?

Vous allez voir cette année, c’est incroyable: deux histoires d’Halloween ont germé dans ma petite tête! Et voici donc le premier texte. ^_^

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Pétronille Pumpklair était une sorcière particulière.

Pratiquant à la fois la sorcellerie et la magie, Pétronille portait chapeau et bottes pointues, assortis d’une robe claire à paillettes et d’une paire de lunettes jaune très voyantes.

 

Pétronille Pumpklair partageait sa vie entre une école de Sorcières et… une école de Fées ! Mais chut, c’était un secret…

*

Âgée de tout juste dix ans, Pétronille allait passer son examen de Sorcière lui permettant ensuite de choisir son activité définitive.

Dans le même temps, elle passerait aussi son examen de Sée lui permettant ensuite de choisir son activité définitive.

En pensant à ces deux futures activités qu’elle ne saurait sûrement pas cacher, Mademoiselle Pumpklair ne vit pas ses tartines tournoyer ! Mais son chat Asperge lui, n’avait d’yeux que pour le beurre tout juste fondu qui goûtait sur la table.

« Enfin Pétronille, réagis ! Ne sois pas toujours dans la lune ! s’écria sa mère en rentrant dans la cuisine. »

 

Ah, la mère de Pétronille…

Mathilda Pumpklair était la… directrice de la plus réputée des écoles de Sorcières ; celle que fréquentait sa fille, bien sûr. Grande Invocatrice, puissante Nécromancienne et Divine Oracle, il serait bien difficile d’arriver à la cheville de Mathilda.

« Mais laisse-la un peu tranquille. Il faut qu’elle travaille son imagination ! rétorqua sa tante. »

 

Ah, la tante de Pétronille…

Anabeth Pumpklair état la… directrice de la plus réputée des écoles de Fées ; celle que fréquentait sa nièce, bien sûr. Grande Sorceleuse, puissante Guérisseuse et Divine Prophétesse, il serait bien difficile d’arriver à la cheville d’Anabeth.

Pétronille soupira et les tartines vinrent se poser à côté de son bol de chocolat. Du matin au soir et du lundi au dimanche, Mathilda et Anabeth se disputaient sans cesse. C’est en partie à cause de leurs chamailleries qu’elles n’avaient jamais découvert le secret de Pétronille. En se disputant ainsi, elles ne se mêlaient pas de ses affaires, mais en même temps Pétronille aurait préféré que sa mère et sa tante s’entendent mieux.

 

La petite sorcière avait un jour mis le débat sur la table : quelle était la réelle différence entre une Sorcière et une Fée ? Que n’avait-elle pas demandé ! À coups de « Mensonges ! » et « Balivernes ! » ou encore « Tête de mule ! » et « Crotte de Licorne ! », Mathilda et Anabeth avaient eu la plus grosse dispute de leur vie. Pétronille s’était réfugiée dans sa chambre avec Asperge.

La petite n’était pas spécialement douée pour telle ou telle activité. Elle ratait souvent ses potions, se trompait dans les formules magiques ou encore ne tenait pas correctement sa baguette. Mais Pétronille avait un don très spécial : celui justement de passer facilement d’un monde à l’autre. Elle savait parfaitement quand faire appel à la sorcellerie et quand faire appel à la magie. Et ça, personne d’autre dans le royaume n’en était capable.

*

Le jour de ses examens approchant, Pétronille Pumpklair était dans un état d’anxiété permanent. Elle parlait très peu et à la cantine, elle se mettait à l’écart pour réviser.

Dans son école (enfin ses écoles !), elle était plutôt populaire, car toujours prête à aider les autres, mais aussi à faire le clown. On aimait son âme d’aventurière et elle était très douée pour raconter les histoires. Chaque année pour Halloween, tout le monde venait écouter les horreurs qu’elle savait inventer.

Ses meilleures amies, Gladys et Morticia ainsi qu’Estralla et Primerose ne la reconnaissaient plus.

 

La soirée d’Halloween de l’année serait pour le moins étonnante…

*

Le soir du 31 octobre, chaque établissement avait été décoré selon les principes mêmes des Sorcières ou ceux des Fées. Pétronille était en panique ! Elle avait tout calculé pour passer son examen de Sorcière en premier puis celui de Fée, mais elle avait peur d’arriver en retard et d’être obligée de s’expliquer.

 

Avant le début des examens, les principales avaient laissé libres leurs élèves dans les belles cours scintillantes de lumières pour l’occasion. C’est dans ses conditions de fête et d’amusement que Pétronille fut témoin d’une incroyable scène.

 

Tout d’abord, pour bien comprendre, les deux écoles se touchent, séparées uniquement par une grande haie de roses multicolores. Une haie dans laquelle il était très facile de se glisser et ça Pétronille le savait puisqu’elle y passait plusieurs fois par jour !

Seulement aujourd’hui, en ce jour sacré d’Halloween, il y avait tellement de monde qu’on ne regardait pas ce que faisaient les autres. Les autres en l’occurrence, c’étaient les apprenties Sorcières Gladys et Morticia, et les apprenties Fées Estralla et Primerose, les meilleures amies de Pétronille.

La jeune apprentie, qui ne voulait pas jouer et restait prostrée sur un banc, rongée par l’anxiété, vit soudain ses deux amies Sorcières se glisser au milieu de la haie, bientôt rejointes par Estralla et Primerose. Après avoir vérifié que personne ne les avait vues, elles papotèrent gaiement.

 

Pétronille se figea.

Et par la même occasion, figea aussi toute la scène ! Elle se rendit vers la haie de roses au ralenti.

Dans chaque petit recoin où l’on pouvait se glisser sans être vu, Sorcières et Fées se cachaient pour rire ensemble et échanger leurs idées sur les examens à venir.

Des larmes coulèrent le long des joues de Pétronille. Vous pensez à des larmes noires ? Bien sûr que non ! Des larmes roses alors ? Évidemment pas ! Mais où allez-vous chercher tout ça !

 

Non. Juste des larmes de petite fille. Car Pétronille venait de comprendre pourquoi sa mère et sa tante n’avaient jamais répondu à sa grande question : évidemment, Sorcières et Fées étaient pareilles !

 

La scène soudain se défigea.

Après avoir respiré une bonne bouffée d’air automnale, Pétronille passa rapidement sa main sur ses yeux. Elle retroussa sa robe et fit claquer ses bottines sur le sol. La jeune apprentie se plaça alors devant le grand bouleau trônant au milieu de l’école des Sorcières. De l’autre côté de la haie, un magnifique sureau, exactement de la même taille, se tenait exactement à la même place.

Posant ses mains sur le tronc de l’arbre, Pétronille inspira profondément et commença une incantation. Une incantation très étrange ; une incantation strictement interdite et bannie des deux écoles, mêlant langage des Sorcières et langage des Fées.

Elle ne vit pas sa mère, Mathilda, arrivée en courant, tout échevelée, lui criant d’arrêter immédiatement.

Ni sa tante, Anabeth, alertée par sa sœur, traversant la haie et surprenant par la même les amitiés interdites.

Ni les élèves qui se cachaient ou restaient à l’observer, droits comme des I.

 

Une énorme racine du bouleau sortit de terre.

Une énorme racine du sureau fit de même.

La haie fleurie, sur leur passage se rompit. Sorcières et Fées se faisaient maintenant face.

Et entre les deux arbres naquit, une gigantesque arche en bois de bouleau-sureau sur laquelle poussèrent instantanément d’énormes roses multicolores.

 

Quand Pétronille rouvrit les yeux, elle faillit s’évanouir tant elle avait été vidée de ses pouvoirs. Elle se tourna vers l’assemblée qui la dévisageait en silence. Mais Pétronille souriait de toutes ses dents. Elle souriait si fort que ses lunettes vinrent se poser sur sa tête !

Car devant elle tout changeait :

Sur les cheveux des petites Sorcières et petits Sorciers apparut une mèche pailletée.

Aur les cheveux des petites Fées et petits Fés apparut une mèche noircie.

*

Depuis ce jour, vous vous en doutez, il n’y a plus d’école de Sorcières ni d’école de Fées ; juste une grande école de magie, pour tous ceux qui veulent la pratiquer !

 

À ce qu’il paraît – enfin c’est ce qu’on m’a dit – elle accueille même cette année une colonie de souris !

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Des news!

Des news!

Je suis en plein dans la rédaction de mon prochain recueil de contes, toujours aux éditions du Lumignon et toujours avec Sanoe. J’ai la tête remplie de chocolat pour la bonne cause! :-p

Enfin, sortira le 22 octobre mon prochain album avec Magali Garot, toujours chez Nats Editions: http://www.nats-editions.com/produit/defi-halloween/

De quoi passer un joli moment pour Halloween!

[EN RECHERCHE] Le défi d’Halloween

[EN RECHERCHE] Le défi d’Halloween

Magali Garot et moi-même sommes très prolifiques en terme de projets! 😀 Voici un troisième donc développé avec cette talentueuse illustratrice au pinceau délicat: Le défi d’Halloween.

Accompagnée par son chat Potiron, Azalée est prête pour son initiation au sein du clan des Sorcières Rouges. Elle gagne le cœur de la forêt où un défi éprouvant l’attend. La jeune Azalée deviendra-t-elle, comme sa mère avant elle, une vénérable Sorcière Rouge? 

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[NOUVEAU PROJET] La saison du déclin avec Chane

[NOUVEAU PROJET] La saison du déclin avec Chane

Voici un nouveau projet de livre illustré Fantasy avec Chane: LA SAISON DU DECLIN.

Au Royaume de Faërie, composé de six pays distincts gérés par le maître d’Avalon Merlin, l’équilibre naturel est sur le point d’être bouleversé…

Les quatre prêtresses-mères, protectrices des Saisons, ont été enlevées. Quant à Eliäna la Verte, la nymphe des Centaures, son âme a été corrompue par les Sorcières du Huinëndor (elfique : “huinë“ = obscurité, ténèbres) spécialistes de la magie astrale. Leurs terribles pouvoirs peuvent détruire l’ordre établi de la nature et des éléments. En s’enfuyant, Eliäna la Verte a volé Varya la Protectrice, la pierre sacrée du pays du Roccondor, laissant le peuple sans aucune protection. Si tout ne rentre pas rapidement dans l’ordre, le pays de Faërie pourrait bien connaître ses dernières heures…

Voici la première protagoniste de l’histoire: Narwe

Jeune satyre adulte maîtrisant déjà la fabrication de baumes guérisseurs. Issue d’une famille paysanne, elle a pourtant été recrutée par Eliäna la Blanche (nymphe des Satyres) pour travailler avec elle sur le pouvoir des fleurs.

Narwe est une satyre dynamique et vaillante. Elle préfère se concentrer sur ses dons plutôt que sur la musique ou la danse, mais elle apprécie particulièrement les grandes réunions familiales. Sa grand-mère est une conteuse hors pair et avec elle Narwe a appris à aimer les livres. Depuis toute petite, elle se passionne pour les grimoires et autres livres poussiéreux.  

narwe_colo_web2La suite bientôt…